Webinaire « Les dialogues de la transition » mercredi 27 janvier

La transition énergétique avec les citoyens : la preuve par l’exemple à l’échelle locale !

Regards croisés et leviers pour agir avec deux communes pionnières de la transition : Malaunay (France) et Saerbeck (Allemagne)

Evénement 100% gratuit et en ligne
Places limitées, inscription conseillée
Le lien de connexion sera transmis aux inscrits quelques jours avant le webinaire

Traduction simultanée français/allemand avec choix de la langue

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Retour sur le festival – Les Virées Alternatives #3 du 18 au 20 septembre 2020

Plus de 1300 visiteurs en 3 jours ! Malgré le contexte sanitaire complexe, le festival a bien eu lieu. Et le public était au rendez-vous. Retour en images sur 3 journées intenses, constructives, positives et festives.

Le week-end fût rythmé par diverses interventions, allant du sujet de la qualité de l’eau de la Seine aux plantes médicinales, en passant par la permaculture, la déforestation ou encore les indigènes en Amazonie.

Des sujets abordés par des voyageurs alternatifs passionnés par l’aventure, la découverte, l’apprentissage et la transmission !

Toutes les interventions ont été filmées, retrouvez-les ci-dessous :

Une grande conférence co-organisée avec Alternatiba Rouen a été l’occasion de parler du « monde d’après » avec des intervenants d’ONG nationales. Le sujet de l’emploi dans la transition était central. Les Vagabonds de l’énergie animaient cette conférence par des extraits vidéos des 4 coins du monde :

Des concerts ont animé le weekend grâce aux groupes Radix, Swing276 et Captain Sparks & Royal Company. Merci à eux d’avoir rythmé nos soirées et de nous avoir donner l’occasion de revivre des moments « d’un autre temps » en cette année 2020 si spéciale :

La Roulotte Scarabée est intervenue durant le week-end. À travers un atelier participatif de création, ils ont permis d’inventer avec les enfants des alternatives à l’avion.

La compagnie de théâtre l’Arrozoir, inventeurs du « théâtre itinérant d’investigation anthropologique », proposait aux visiteurs de prendre part à une enquête sociale, qui les invitait à se questionner sur leur position et leur prise de décision dans la vie démocratique, à travers un témoignage issu de leur voyage en Amérique latine :

Vous avez pu découvrir en avant-première notre four solaire Hélianthe la Vagabonde, et pour les plus chanceux d’entre vous, déguster nos délicieux cookies normands (et ce n’est pas nous qui le disons !) :

Un grand merci à tous nos partenaires : Alternatiba Rouen, La Friche Lucien, la Ville de Rouen, la métropole Rouen Normandie, Zéphir Audio, Biocoop Rouen Jeanne d’Arc.

Rendez-vous pour la prochaine édition en 2022 !

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Reportage – BRÉSIL – Grand barrage : quelles conséquences ?

Le Brésil est un pays-continent. C’est 14 fois la France en superficie. Pour alimenter sa population en électricité, le gouvernement a choisi un modèle basé sur les ouvrages hydroélectriques : les barrages.

Les grands barrages peuplent le territoire brésilien et particulièrement en Amazonie. Un projet tentaculaire, qui a mis des décennies à voir le jour et qui a beaucoup fait parler de lui, c’est le barrage du Belo Monte.

Quelles sont les conséquences d’une telle construction pour les populations vivants autour de ce barrage ? L’énergie renouvelable protège-t-elle l’environnement ?

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N’hésitez pas à aimer, partager si la vidéo vous a plu.

A-t-on besoin de voyager ?

Le confinement généralisé imposé par de nombreux gouvernements pour faire face à la crise du Covid-19 a mis le doigt sur nos besoins essentiels : l’alimentation, la santé, l’énergie, l’éducation, etc. De nombreux parallèles sont faits entre la crise sanitaire et la crise écologique. A juste titre, cette respiration inespérée d’un écosystème à bout de souffle nous montre clairement qu’il ne faut pas replonger, ou bien les conséquences environnementales seront définitivement désastreuses.
 
Ainsi, les déplacements, les voyages, l’aventure, ne feraient pas partie des besoins considérés comme « essentiels », et doivent être remis en question pour le climat, et pour prévenir la propagation d’épidémies. 
 
Vraiment ? Faut-il se priver de découvertes ? A-t-on envie d’une société de repli sur soi ? Doit-on définitivement enterrer notre curiosité, notre convivialité, notre sens de l’hospitalité ? Nous nous sommes d’abord demandés ce que nous recherchions dans le voyage, pour tenter de savoir si ce besoin nous paraissait essentiel. Nous avons recherché ensuite dans quel cadre nous pouvons pratiquer le voyage, en respectant l’humain, c’est à dire en minimisant nos impacts sur les éco-systèmes, en évitant de perturber les équilibres économiques, etc. Enfin, après avoir exploré la notion de destination face à celle du chemin, nous tenterons de répondre à la question suivante :

Est-il possible de voyager en temps d’épidémie ?

Auteurs : Robin Deloof, François Glaizot, Antoine Froelicher, Arnaud Crétot, Clément Bresciani, Lise Castellier

 
Qu’est-ce que l’on recherche en voyageant ?

La crise provoquée par le Covid-19 a bousculé la hiérarchie de nos besoins, reformant une pyramide de Maslow que nous croyions obsolète. Les besoins physiologiques et de sécurité sont revenus au premier plan, et nos déplacements ont été fortement contraints. Ainsi, le voyage est devenu du jour au lendemain le grand absent dans nos activités, cloué au sol par le risque épidémique. 

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Covid-19 et transition écologique : c’est maintenant ou…

Les rapprochements entre la crise du Covid-19 et la transition écologique sont nombreux. La crise touche toutes les catégories sociales, et partout aussi la société se réorganise. La prise de conscience qu’un monde différent est possible se diffuse, donnant l’espoir qu’une société responsable puisse se construire.

Il est sans doute encore tôt pour parler de l’organisation de demain, car des blessures apparaissent dans la société, se creusant au fil du confinement qui nous est imposé. Les soigner prendra du temps, et pourtant c’est dès maintenant qu’il faut prendre la balle au bond, et embrayer vers un système résilient et économe. 

 
Auteur : Clément Bresciani
 
Baisse de la pollution : posons-nous les bonnes questions
 
L’émerveillement devant les cours d’eau retrouvant la clarté, les montagnes lointaines à nouveau visibles ou le chant des oiseaux qui n’est plus couvert par le vacarme incessant des véhicules, révèle un contraste saisissant avec ce qu’on appelle maintenant parfois « le monde d’avant ». 

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COREE DU SUD – De l’huile usagée au Biodiesel

Corée du Sud – Nonsan, Chungcheong – août 2017 – voyage de Clément et François

La Corée du Sud est un pays extrêmement moderne, organisée autour de sa capitale surpeuplée, Seoul. Autour, la campagne est moins électronique et a su conserver un fonctionnement relativement traditionnel.

Les agriculteurs sont cependant confrontés aux mêmes problématiques qu’ailleurs, avec entre autres préoccupations l’accès à l’énergie pour faire fonctionner les machines et engins agricoles.

Comme dans la plupart des pays occidentaux, En Corée du Sud les citoyens s’intéressent de plus en plus à l’écologie et à la recherche d’une indépendance énergétique. Ainsi, des initiatives voient le jour, à l’image de cette formation pour apprendre à fabriquer du biodiesel soi-même, à partir d’huile végétale recyclée.

[N’oubliez pas d’activer les sous-titres en bas à droite de la vidéo]

Nouvelles d’un vagabond confiné

Vous vous êtes peut-être demandé ce que devient un vagabond en période de crise sanitaire comme celle que nous vivons aujourd’hui ! 
Voilà quelques nouvelles de mon périple. 

 

      Lorsque les premières mesures de confinement et de fermeture des frontières ont été prononcées à la mi-mars, je me trouvais encore au Danemark, où je travaillais déjà depuis un mois en tant que volontaire à la ferme biologique de Svanholm. À ce moment, je préparais Lire la suite …

Antoine, retour sur 4 mois de vagabondage.

Voilà déjà 5 mois que Antoine à pris la route avec son sac à dos.

Dans cette vidéo il nous raconte sa découverte de la vie de vagabond de l’énergie, à travers le nord de la France, la Belgique, l’Allemagne, puis le Danemark. C’est également l’occasion de faire un point sur les projets visités lors de ce début de voyage.

Bon visionnage !

 

 

Gratuité des transports et aménagement du centre-ville de Dunkerque : un engagement social et environnemental.

 

Le 1er septembre 2018, la ville de Dunkerque bascule vers un nouveau réseau de transports en commun. Une particularité : la gratuité totale de l’accès à ce service.

Pourquoi une telle démarche ? Et quels effets observés après un an de fonctionnement ?

C’est ce que vous allez pouvoir découvrir dans cette interview de Xavier Dairaine, ancien directeur du projet « DK’Plus de mobilité » pour la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) :

 

Cette interview étant relativement longue (durée : 58min), voici le sommaire des questions traitées :

0:45 – Dans quel contexte s’est mis en place le projet de gratuité des transports dunkerquois ?

4:25En quoi consistait le projet global de réaménagement du territoire dunkerquois ?

6:00Quels étaient les objectifs de ce projet ?

9:20Quels ont été les principaux freins à la mise en place de la gratuité totale ?

13:40Comment s’est déroulée la transition entre l’ancien et le nouveau réseau de bus ?

16:55Comment la gratuité du nouveau réseau de bus a-t-elle été accueillie par les dunkerquois ?

20:30Quels ont été les publiques les plus impactés par ces changements ?

26:10Lorsque vous recevez des maires d’autres communes, quels sont vos conseils pour la mise en place de la gratuité ?

29:15 Comment s’est déroulée la mise en place de la gratuité des transports dans les autres villes ?

33:45Que répondez-vous aux personnes qui remettent en question l’efficacité des mesures de gratuité ?

39:45Comment ont été financés le réaménagement du réseau et sa gratuité ?

44:25Quels sont les services proposés pour compléter l’offre du réseau de bus face à certaines difficultés d’accès ?

47:00Des améliorations futures sont-elles envisagées pour la desserte des zones industrielles et les trajets nocturnes ?

50:15Comment le réseau DK’BUS est-il connecté avec les autres réseaux de transport du territoire ?

55:40D’autres études comme celles faites à Dunkerque sont-elles envisagées pour continuer à suivre les impacts de la gratuité des transports ?

 

 

Pour plus de détails sur les autres projets de gratuité des transports en France et dans le monde : http://www.obs-transport-gratuit.fr/

 

Pour télécharger les différentes études effectuées à Dunkerque :

  • étude après un an de gratuité des transports (septembre 2019)

http://www.obs-transport-gratuit.fr/travaux-164/etudes-175/dunkerque-effets-de-la-gratuite-totale-septembre-2019-billet-281.html

  • étude sur la gratuité partielle des transports (mars 2017)

http://www.obs-transport-gratuit.fr/travaux-164/etudes-175/dunkerque-effets-de-la-gratuite-partielle-mars-2017-billet-166.html

 

A la découverte du séchage solaire : énergie renouvelable et relocalisation des activités agro-alimentaire

 

Les fruits sec et déshydratés sont appréciés pour les apéritifs ou pour les activités sportives comme la randonnée. Alors imaginez la satisfaction de pouvoir produire soit même ses propres fruits et légumes déshydratés ! C’est ce que permet le séchage solaire …

L’utilisation d’un séchoir solaire a de nombreux intérêts, et prend tout son sens dans une démarche de relocaliser de la production et de la transformation de notre nourriture.

C’est en France, dans le département du Pas-de-Calais (loin d’être le plus ensoleillé de France), que j’ai découvert cette low-tech. Voici une petite interview de Sébastien, qui m’a présenté son séchoir solaire qu’il a construit avec des matériaux de récupération !

L’objectif de cet article est – après une brève présentation des avantages du séchage solaire – d’étudier le potentiel de cette low-tech en termes d’économie d’énergie, dans un contexte de relocalisation de la production alimentaire.

Le début de cet article s’appuie sur les travaux de l’entreprise KSS (Kit Séchoir Solaire), car le contenu proposé sur leur site web est très pertinent. Cependant, je tiens à préciser que je n’ai aucun lien commercial avec cette entreprise et que mon objectif n’est pas ici de leur faire de la publicité.

 

Intérêts nutritifs de la conservation des aliments par séchage solaire :

En plus de permettre une conservation des aliments sur de longues périodes sans l’utilisation de congélateur ou de mise sous-vide, le séchage solaire permet une meilleur préservation des qualités nutritives des aliments.

Pour plus de renseignement sur les qualités de conservation du séchage solaire, je vous laisse lire cette article de l’entreprise KSS : http://www.kitsechoirsolaire.com/le-sechage/

 

Les précautions à prendre pour dimensionner correctement son séchoir solaire :

Pour ceux qui seraient intéressés pour construire leur propre séchoir, de nombreux plans sont disponibles sur internet, avec différentes configurations possibles.

Avant de vous lancer dans cette aventure, je vous conseil de regarder cette vidéo de l’entreprise KSS, mettant en avant les point critiques à prendre en compte pour bien dimensionner son séchoir : https://www.youtube.com/watch?time_continue=528&v=a-225uAr35Y

 

Utilisation d’une énergie propre pour la relocalisation de notre alimentation :

Les bienfaits pour l’environnement de l’utilisation du séchage solaire sont évidents : utilisation d’une énergie renouvelable propre, ne nécessitant pas l’utilisation de technologie et de matériaux polluants. Ce n’est donc pas sur ces points que je vais m’attarder dans cet article, car l’intérêt de cette low-tech va bien plus loin. Comme l’explique Sébastien dans son interview, la construction d’un séchoir solaire permet de s’orienter vers une autre manière de consommer, beaucoup plus locale, et donc plus respectueuse de l’environnement !

Vous êtes vous déjà demandé d’où viennent les fruits séchés majoritairement vendus en supermarché ?

 

Pour les fruits exotiques la questions n’a pas réellement d’intérêt, car les produits parcourent dans tous les cas de longues distances, qu’ils soient séchés en France ou sur leur lieu de production.

Mais pour les fruits qui poussent en France, il est très étonnant de découvrir que la casi totalité des produits séchés viennent de l’étranger. Ainsi, que ce soit en supermarché ou en magasin biologique (avec quelques différences quand même), on trouve des abricots, des figues et du raisin venant de Turquie ; des myrtilles du Canada ; des pommes de Hongrie ; des fruits rouges du Tibets ; des physalis de Colombie ; et même du raisin d’Afrique du Sud. Sur internet on trouve aussi des fruits séchés en provenance de Thaïlande, comme des melons, des pêches, des fraises, des pommes et des poires.

 

Ce premier constat permet de se rendre compte de l’absurdité de certains de nos modes de consommation. Et donne à réfléchir quant au potentiel que pourrait avoir l’utilisation du séchage solaire en France. D’autant plus que les enjeux ne sont pas limités au simple marché des fruits secs développé jusque-là, mais peut être étendu à l’ensemble de la chaîne de production alimentaire.

 

Conserver les aliments pour consommer mieux et gaspiller moins :

Après ce constat, on pourrait penser que cette absence de production française de fruits séchés se justifierai par l’utilisation et la vente de la totalité de la production française de fruits. Et pourtant, le gaspillage de ces denrées alimentaires est encore, de nos jours, un réel problème dans notre pays. C’est ce que nous montre une étude de l’ADEME réalisée en 2016, et intitulée « Pertes et gaspillages alimentaires : l’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire. ». Cette étude fourni une estimation du taux de pertes et de gaspillage pour les fruits et légumes, dans le cadre de l’alimentation humaine. Nous allons ici seulement nous intéresser au gaspillage des fruits, plus susceptibles d’être conservés par la méthode du séchage solaire.

Cette étude permet de constater, lors de l’étape de production de fruits, un taux moyen de pertes estimé à 11%, soit 313 000 tonnes par an. La raison de ce gaspillage : majoritairement des produits abîmes ou non récoltés ; et dans des proportions apparemment plus faibles, des problèmes d’aspect, de forme et de calibre.

Quant à la distribution et à la consommation des fruits, les taux de pertes moyens sont respectivement estimés à 6% et 8%, ce qui est loin d’être négligeable ! La cause principale de ce gaspillage est, dans ces deux cas, un problème de conservation des aliments

 

Parallèlement à ce gaspillage, il est devenu normal de trouver des fruits hors saison en magasin ou au marché, alors que cette pratique est clairement nuisible pour l’environnement. En effet, selon WWF, un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même produit acheté localement et en saison. Et le problème est le même avec les fruits et légumes produits en Europe grâce à l’utilisation de serres, qui est aussi une pratique très énergivore.

 

L’utilisation de techniques de conservation – ici le séchage solaire, mais d’autres techniques très intéressantes existent également – permettrai donc d’utiliser ces ressources gaspillées pour les conserver, puis les consommer en hiver lorsque la diversité de fruits de saison est plus faible. Il serait alors envisageable de stopper toute importation de fruits cultivés sous d’autres latitudes.

Le gain énergétique d’une utilisation plus intensive des techniques de conservation des aliments est donc double : lutte contre le gaspillage alimentaire et toute la consommation d’énergie associée ; et fin de l’utilisation d’énergie pour la production et l’acheminement de fruits et légumes hors saison. L’utilisation du séchage solaire reste certainement l’une des techniques les plus intéressantes d’un point de vue énergétique, car elle ne nécessite aucun apport d’énergie (hors solaire) et très peu de matériaux.

 

Sobriété et changement des habitudes de vies :

La recherche d’un mode de vie plus sobre ne se fait évidemment pas sans passer par un changement des habitudes du quotidien. Ainsi, comme l’évoque Sébastien dans son interview, l’utilisation de fruits et légumes séchés dans son alimentation nécessite d’essayer de nouvelles recettes culinaires et d’apprendre à utiliser cette nouvelle forme de matière première.

Mais ne s’agit-il pas d’un changement mineur, en comparaison aux nombreux bénéfices environnementaux et nutritifs du séchage solaire ?