COLOMBIE – Electricité renouvelable pour un village indigène

En Colombie, nous avons eu la chance d’être accueillis dans une communauté indigène de la région Chocó, vaste étendue de forêt vierge au Nord-Ouest de la Colombie.

Cette communauté d’environ 500 membres, a reçu en 2015 l’aide d’un programme gouvernemental afin d’obtenir une électricité permanente et renouvelable.

Comment l’arrivée de cette énergie a-t-elle été préparée? Répond-elle aux besoins de la communauté? A-t-elle perturbé l’équilibre de vie local? Comment est-elle perçue par les habitants?

Guatemala – Un lycée en bouteilles plastiques

Au bord du lac Atitlan, un des plus célèbres au monde pour sa beauté, se prépare un avenir écologique grâce à un professeur particulièrement ingénieux et persévérant. A l’aide de ses élèves, il a construit un nouveau lycée à base de bouteilles plastiques remplies de déchets plastiques !

Comment les élèves ont été impliqués, quelle est la pédagogie développée autour de ce projet ?

Au-delà de la prouesse technique, s’est également posée la question de l’acceptation administrative et populaire. Nombreux sont ceux qui n’ont pas cru possible cette construction !

Aujourd’hui, fort de cette expérience, notre professeur souhaite rendre le lycée autonome grâce aux énergies renouvelables… mais comment ?

Cuba – Projet solaire communautaire

A Cuba, le blocus économique a développé une grande culture de la débrouillardise, tout réparer, ne rien jeter. Le prix de l’énergie y est régulé par l’État pour assurer un confort à tous. Mais cette faveur n’est pas sans conséquences. Les Cubains n’ont aucun souci à consommer sans modération l’électricité, et donc pas spécialement d’intérêt non plus à passer aux énergies renouvelables. Si ce n’est par conscience écologique!

Ainsi par exemple, à Cuba nous avons vu beaucoup de scooters électriques. Mais l’électricité vient du pétrole via des centrales thermiques au rendement très mauvais. Une aberration, alors qu’ils pourraient directement utiliser des scooters à essence.

Tout comme les politiques françaises incitatives sur l’énergie ont encouragé le développement tant des véhicules diesel que du nucléaire!

Cliquez ci-dessous pour voir notre vidéo sur un projet de chauffe-eaux solaires thermiques!

 

Haïti – Coopérative d’électricité CEAC

Les Haïtiens, face à l’incapacité du gouvernement à fournir de manière homogène et régulière sur son territoire de l’énergie à ses concitoyens, ont recourt au système D pour leur quotidien et leur commerce.

Dans le sud-ouest du pays, une coopérative est en phase de test pour tenter de trouver une solution énergétique aux zones non desservies par le réseau national.

Nous nous sommes immergés pendant une dizaine de jours dans ces 3 villages pour comprendre son fonctionnement et analyser son acceptation par la population.

 

Porto Rico – Une communauté fédéré autour de l’environnement et de la culture

Casa Pueblo (maison du peuple en Français), est située à Adjuntas, au coeur des montagnes Portoricaines. Dans les années 70, un groupe de citoyens fait face à un projet de mines à ciel ouvert porté par le gouvernement, qui pour du cuivre, de l’argent et de l’or, allaient menacer la qualité de l’eau pour une grande partie du pays.

Après 15 ans de lutte, le projet est abandonné et la forêt préservée. Casa Pueblo devient alors fer de lance de la protection environnementale dans le pays. L’organisation citoyenne permet de créer des zones protégées, lutte contre d’autres grands projets, et aujourd’hui, Casa Pueblo est devenue un véritable lieu d’éducation à l’environnement et à la citoyenneté, autonome en énergie grâce à ses panneaux solaires.

 

 

Le voyage en voilier : un exemple de sobriété heureuse ?

Narticle-3-4ous avons tous l’envie de voyager pour découvrir le monde, se découvrir et être émerveillé par sa splendeur. Est-il possible aujourd’hui de le faire sans mettre à mal son bilan écologique personnel ? L’avion, on le sait, est source d’une pollution impressionnante, mais sa rapidité et son efficacité nous laissent peu d’autres choix. Pourquoi pas, alors, mettre le déplacement au cœur du voyage, autant que la destination 

A bord, une microsociété se met en place, codifiée par l’économie des réserves d’eau, énergétiques et alimentaires. De cette expérience, il est facile d’en tirer un parallèle entre les ressources embarquées et les ressources fissiles de notre planète… à utiliser avec modération !

Afin d’être autonomes le plus durablement possible, les marins rationnent leur consommation d’eau potable ou dessale de l’eau de mer. Dans notre cas, nous avions environ 5l d’eau par jour et par personne pour la toilette, la cuisine la vaisselle, la lessive. Pour la cuisine, l’eau de mer est la première ressource sollicitée, elle apporte du sel pour la cuisson (en la limitant à 1/3) et elle sert à la vaisselle (sauf pour le rinçage).

Les instruments de navigation, le pilote automatique et le réfrigérateur sont de gros postes difficilement compressibles de consommation électrique. Si le bateau se trouve démuni de sources d’énergie renouvelable, c’est le groupe électrogène ou le moteur auxiliaire qui recharge les batteries. C’est pourquoi de plus en plus de navigateurs se tournent vers les éoliennes et panneaux solaires embarqués, permettant une source d’électricité assez régulière, économique et écologique, mais réservée aux besoins primordiaux cités ci-dessus.

Nous constatons que l’expérience du voyage lent et autonome est riche d’apprentissages quant à la gestion des ressources du quotidien. Elle permet, pour des personnes sensibles à leur empreinte écologique, de se mettre en situation « forcée » de sobriété. Sur le bateau, il n’est plus possible de tourner le bouton d’eau chaude ou de chauffage, de rester des heures devant un ordinateur, comme bon nous semble, sinon on prend la part de quelqu’un autre, ou alors on compromet les conditions de la suite du voyage. On se rend compte rapidement que nous jouissons de ces éléments de confort habituels qui rythment nos journées à terre, mais que nous savons très bien nous en passer, même sur le long terme.

Ainsi, il importe à bord de repenser ses habitudes et de privilégier les divertissements simples comme la lecture, les jeux de cartes, des activités artistiques ou artisanales. Ce qui redonne toute sa place au partage collectif : apprentissage des nœuds, jeux à plusieurs, créations musicales (voir notre chanson : La Houle !), partage de livres… les instants solitaires sont également une source de recueillement dont on peut profiter à bord, il est même conseillé de ne pas les négliger !

Sur le plan humain, le bateau représente l’unique lieu de vie et d’interaction, les relations sociales s’en retrouvent chamboulées et des tensions peuvent naître de nos limites personnelles et de nos impatiences. La durée et le huis clos permettent de réparer ces erreurs, et d’éviter la récidive. Nous avons ainsi repris conscience de l’importance des mots, parfois destructeurs comme salvateurs.

article-3-3Mais ce contexte favorise surtout une rencontre très profonde, loin de nos échanges habituels succincts, avec des débats nourris, des partages de connaissances, et vivre une expérience comme celle-ci a créé un lien unique entre nous. L’arrivée sembla irréelle, et se séparer de notre équipe pour continuer la route fut un déchirement uniquement compensé par notre soif de découvertes et de nouvelles rencontres par le voyage.

Nous conseillons à tout un chacun de vivre une expérience comparable, elle sera forcément riche de sens et d’enseignements.